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Le mouvement psychanalytique a du mal à surmonter le malaise légué par ce que Freud a appelé « pulsion de mort ». C'est que le terme s'avère doublement malencontreux : d'abord parce que la nécessité perçue par lui d'un antagoniste dynamique à Eros-liaison ne se réduit pas à une pulsion particulière ; ensuite parce que cet Anteros est une composante dynamique vitale pour la vie psychique, et particulièrement le processus de subjectivation. L'idée d'une « pulsion de destruction » (Sabina Spielrein) confond la poussée dissociative (déliante) et la composante agressive de l'investissement libidinal. Or c'est précisément le rapport paradoxal qu'elles entretiennent l'une avec l'autre qui amène à déconstruire le concept freudien de pulsion de mort - la clinique montrant que l'agression est bien plus fixatrice que déliante. Le rôle capital de l'antagoniste Anteros-déliaison s'illusre dans plusieurs processusclés du développement subjectif : l'activité sublimatoire (au-delà du principe de plaisir), le travail de deuil (opposé de la fixation mélancolique), la fonction parentale, et enfin la cure psychanalytique…