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Tout au long de son œuvre, Sigmund Freud semble avoir pris pour modèle paradigmatique de la psychose, la confusion hallucinatoire, dont la forme et le contenu peuvent évoquer un rêve éveillé. A partir des caractéristiques cliniques de l'expérience délirante, les auteurs tentent de mettre en évidence les limites de cette thèse, et d'en tirer des conséquences métapsychologiques. Pour tenter de rendre compte de la spécificité du rapport à soi et au monde dans la psychose, ils proposent de considérer trois formes de clivage qu'ils ramènent aux trois plans du système de référence anatomique : un clivage frontal qui prive la subjectivité d'une partie d'elle-même ; un clivage sagittal qui aboutit à la coexistence de deux courants de pensée inconciliables vis-à-vis de la réalité ; un clivage transversal qui touche à la qualité représentative de la représentation. Les auteurs s'étayent sur certains développements de la seconde métapsychologie freudienne qui nuancent la référence au modèle du rêve dans la psychose (notamment les travaux sur le trauma et la perversion) ; ils se réfèrent également à la pensée d'auteurs post-freudiens.