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Résumé : nous sommes la dernière génération à pouvoir agir pour limiter la catastrophe d’un changement climatique non maîtrisable. Ceci nous inscrit dans une configuration transgénérationnelle intensément émotionnelle, potentiellement infanticide et biocide, semblable à celle du mythe freudien de la horde primitive. Cette responsabilité met en exergue l’urgence de naître à une société nouvelle en « rêvant », dans le sens de Bion, trois points : 1) les nouveaux paradigmes culturels sous-jacents à la crise environnementale, 2) la culpabilité inconsciente inhérente à la découverte des dégâts de la crise environnementale, 3) la question du « propre de l’homme » qui se dégage des données contemporaines de la paléontologie et de la psychanalyse. En découle la notion d’un Œdipe originel et originaire sur laquelle fonder une éthique environnementale psychanalytique. Les êtres humains sont des « enfants de la biosphère », aussi dépendants d’elle qu’un nourrisson l’est de ses parents. Par conséquent, une éthique de l’environnement imposerait que le respect de la fécondité de la scène primitive soit étendu à la biosphère et que les tabous oedipiens règlent nos relations avec notre famille biotique non humaine.