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L'auteur relève un des mérites des Ecoles de Vienne et de Zurich, celui qui consiste à étudier les symptômes de pathologie mentale non seulement au point de vue descriptif, mais à rechercher encore quelle peut ětre leur signification symbolique. Il insiste sur le côté arbitraire et peu sûr inhérent à ce genre de recherches, qui se ramènent toutes à des interprétations. Mais ce n'est pas un motif pour les négliger; car bien d'autres domaines de la science seraient restés inexplorés, si le chercheur avait toujours voulu se restreindre à des méthodes d'investigation soi-disant infaillibles. „Où en seraient les sciences médicales, dit-il, si on exigeait d'elles des précisions et des preuves semblables, à celles dont les physiciens ne peuvent se passer dans leurs observations? En psychopathologie comme ailleurs il faut tendre à la plus grande exactitude possible; mais là où aucun procédé absolument rigoureux ne peut ětre utilisé, est-ce une faute de s'adresser aux seuls moyens d'investigation disponibles, měme s'ils sont remplis d'écueils—quitte à se tromper et à reconnaître l'erreur?“
L'auteur expose ensuite la signification symbolique qu'il croit pouvoir attribuer aux symptômes présentés par cinq cas, dont il a observé trois dans sa clientèle privée (rěve de psychopathe, épisode hallucinatoire, rite infantile), et les deux autres dans les Cliniques médicale et psychiatrique de Genève (spasme hystérique, dessin d'aliéné). Ces observations très sommaires n'offrent rien de neuf pour les spécialistes; mais elles contribueront peut-ětre à familiariser certains médecins praticiens avec les points de vue nouveaux de la psychanalyse, qui leur sont trop souvent inconnus.
H. Flournoy, Genève