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“… il n'y a d'analyse effective, c'est-à-dire d'analyse qui engage aussi l'inconscient de l'analyste, que celle qui nous porte aux limites, dans une épreuve des limites de l'analyse et de nos propres limites…”
A ma connaissance, le terme de processus analytique n'appartient pas à Freud. Il connaît cependant une vogue croissante pour désigner les phénomènes psychiques qui se développent au sein de ce que Bouvet (1968) appelait la “cure type”. Sauguet propose une définition du processus analytique dans son rapport consacré à ce sujet au 29ème Congrès des Psychanalystes de langues romanes (1968). C'est à cette définition que je me référerai comme point de départ à mes réflexions: “On entend par processus un ensemble de fonctions actives, organisées dans le temps, produisant une suite de phénomènes doués d'une certaine cohérence ou unité, susceptibles de se reproduire avec une certaine régularité, et, par extension, la source ou la loi de genèse de cette suite.
On entend par analytique que ce processus naît et se développe, chez le sujet en analyse, du travail psychique effectué en commun avec l'analyste de telle sorte que le processus névrotique responsable de la névrose est modifié et remplacé par le processus analytique, ce qui a pour conséquence un rétablissement des processus psychiques normaux et d'une vie instinctuelle satisfaisante”.
La notion de processus implique donc une notion de mouvement, d'évolutivité au sein du fonctionnement mental des deux protagonistes, analyste et analysant.
La notion de “reproductivité” nous renvoie aux lois du fonctionnement mental telles qu'elles nous sont données à voir dans la situation analytique.
Dans sa théorisation du processus analytique, Sauguet se pose en héritier direct de Freud. Or, Freud a élaboré les lois d'un modèle de fonctionnement mental à partir d'une praxis qui