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“Dés l'instant où le sujet se reconnaît et reconnaît l'objet, il se situe par rapport à un couple d'opposés, comme élément d'une triangulation; c'est là un modèle qui structurera tout son devenir”.
Le travail que nous effectuons dans les psychothérapies analytiques avec des enfants psychotiques ne cesse de poser des questions tant théoriques que techniques. Quels gains thérapeutiques attendons-nous de notre intervention? Quelles sont les modalités techniques dont nous disposons? Par quels moyens agissons-nous?
Notre propos n'est certes pas d'aborder ici des interrogations d'une telle ampleur. Nous avons choisi d'envisager, au travers de l'observation d'un enfant, un paramètre bien particulier qui, nous semble-t-il, se retrouve fréquemment dans la clinique et incite à certaines réflexions.
Avant d'exposer le cas de notre petit patient, situons le propos qui nous occupe.
Une large part du travail psychothérapeutique que nous faisons avec des enfants psychotiques s'attache au processus d'individuation selon l'heureuse terminologie de M. Malher. La reconnaissance progressive du moi et du non-moi, du dehors et du dedans, de la réalit psychique, représente l'essentiel de nos objectifs. Ce processus chemine parallèlement au développement progressif de la symbolisation, fonction lourdement déficitaire chez de tels enfants.
Il y aurait beaucoup à dire sur les moyens dont nous disposons pour atteindre ce résultat thérapeutique. Rappeions brièvement quelques points de repère qui contribuent à la théorisation de notre action thérapeutique: c'est l'élaboration de l'absence (elaboration de la position depressive selon M. Klein) qui apparait comme le levier essentiel à la reconnaissance de l'altérité.
Rappeions que cette élaboration ne peut se faire que par la médiation de la relation au thérapeute. Ce dernier intervient non seulement comme support au transfert affectif dont il est