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Je remercie Michel SOURIS et Théo FERER grâce à qui j'ai eu l'occasion de faire ce travail.
Je remercie ma co-thérapeute, Claire BARBIER, d'abord pour avoir travaillé avec moi, et aussi pour la façon dont elle m'a accompagné dans cette réflexion.
C'est la première séance de ce traitement.
Claire, Georges et moi, sommes assis tous les trois dans une pièce de taille moyenne. Il y a quatre chaises, deux petites tables, deux cendriers et quelques illustrès. Les seuls accessoires que nous utiliserons éventuellement sont les chaises qui peuvent représenter des personnages, des meubles, une voiture, tout ce qu'il semble nécessaire de situer dans l'espace de jeu.
Il y a un temps de silence; Georges nous regarde, l'une puis l'autre, avec un petit sourire, à la fois amical et embarrassé. Nous ne sourions pas, mais notre projet est d'avoir une expression paisible et amicale.
Je me sens comme à un examen, dit-il bientôt. Comme si vous attendiez ce que je vais dire pour me juger. Je sais bien que ce n'est pas ça et que vous attendez bien ce que je vais dire, mais pas pour me juger. En fait, je crois que si je sens ça, c'est parce que je me juge moi-même.
Et il enchaine sur des sentiments de culpabilité à propos de ce qu'il nomme son inertie: je suis capable de rester dans mon fauteuil des heures, à ne rien faire, il y a un travail à finir, une réparation qui attend, un coup de téléphone à donner, je ne bouge pas. Et je me le reproche, je ne prends pas plaisir à mon inaction. Je me dis “tu es paresseux, fais ce qu'il faut, etc.” mais je trouve aussi que j'ai le temps, que en fait, ça ne presse pas … Il developpe l'expression de ses sentiments, exprimant fortement un antagonisme interne.
Comme si deux parts de vous s'affrontaient: l'une qui dit: “travaille, ne perds pas ton temps”; l'autre: “je le fevai quand je le voudrai”.
Oui, c'est bien ga.