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Un examen de la littérature à ce sujet est très instructif quant à la vision que les analystes ont sur le fonctionnement satisfaisant ou optimal du psychisme.
Certains utilisent des normes de “santé émotionnelle” ou de “normalité”, d'autres se limitent à définir ce que devraient être les buts d'un processus analytique évoluant facilement, sans se soucier beaucoup de “guérison” ou “d'une plus grande santé psychique”. Disons que la plupart appliquent un mélange des deux. Inévitablement des jugements de valeur sur le patient en découlent.
Freud lui-même ne s'est prononcé que rareraent et plutôt succinctement sur la question. Je cite à partir des “Vorlesungen zur Einführung in die Psychoanalyse” (Introduction à la Psychanalyse) et plus précisément de l'article “Die Analytische Therapie” (La thérapie analytique), (G.W.XI, p. 476): “La différence entre la santé nerveuse et la névrose se limite donc à une question pratique: notamment la mesure dans laquelle la capacité du patient à produire et à jouir est restée efficace et suffisante. Elle nous ramène sans doute au rapport entre les quantités d'énergie libres et celles liées par les refoulements respectifs et est de nature quantitative et non qualitative”.
Pour lui un critère important est: “une capacité suffisante à jouir et à réaliser”. De ce jugement de Freud a été déduit sa maxime bien connue: “la capacité à airaer et à travailler”.
Nunberg (1954) cite encore quelques autres jugements de Freud qui peuvent servir de références, par exemple: “Das Unbewusste bewusst zu machen” (rendre l'inconscient conscient) et “Wo Es war soll Ich werden” (Là où était le Ca, le Moi doit advenir).
Il attache également beaucoup d'importance à la restauration de la fonction synthétique du Moi, le Moi qui, par la levée du refoulement, récupère une énergie considérable et peut effectuer de ce fait et d'une façon beaucoup plus exacte, la mise à l'épreuve de la réalité.
Décrivant plus loin la fonction du Moi, il dit (Nunber