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Depuis longtemps, convaincu de l'unité de la psychologie comme science et des psychothérapies comme science appliquée, je rêvais d'un cadre commun où celles-ci pourraient toutes se situer. Claude Bloch en réunissant des praticiens de leurs formes les plus courantes a réussi le tour de force d'obtenir d'eux des échanges véritables, sincères, par delà le narcissisme des petites différences, l'ignorance et les ostracismes réciproques. Ainsi point l'espoir d'un langage commun.
L'ouvrage est constitué de sept exposés et d'une table ronde, chacun suivi de débats. Une de ses caractéristiques les plus intéressantes est la tentative de rendre toute la richesse, la pertinence et la vie de ceux-ci.
Après un magistral tableau des psychothérapies et de leurs filiations, Claude Bloch a présenté les facteurs communs aux psychothérapies avec la clarté et l'ouverture d'esprit qui le caractérise.
Léoá Cassiers dans le titre “Les psychothérapies d'inspiration psychanalytique” a choisi le second terme et développe excellemment le point de vue de Jacques Lacan sur la constitution du psychisme humain, en particulier la conscience réflexive, la division du sujet et les moyens, la finalité et l'éthique de la cure. Il laisse sans réponse la question du passage de la prise de conscience des déterminismes à la novation personnelle. Manquent Winnicott et Bion.
Ovide Fontaine a retracé l'histoire des thérapies comportementales. Sous l'influence d'une méthodologie empirique soucieuse de falsifiabilité après le règne des théories de l'apprentissage se développent des conceptions cognitivo-comportementales qui admettent même les cognitions inconscientes (ne pas confondre avec l'inconscient des psychanalyste; de même le transfert est rejeté alors que l'importance d'une relation affectiveraent chargée est reconnue). Le hic et nunc est favorisé. L'efficacité évaluable objectivement prime. L'auteur termine en citant Bondura: “Si chaque changement thérapeutique est in fine