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Sollicitée à participer à un échange sur “Le Symbolique et l'Imaginaire”, mon intérêt fut stimulé par le “symbolique”. Non pas “le symbolique” tel que l'entend Lacan. Mais ce terme évoquait pour moi les concepts de symbolisation, fonction symbolique, symbole, fort usités dans la littérature analytique actuelle. Je les avais moi-même employés sans m'interroger plus avant sur leur portée.
La réflexion que j'entrepris m'a rapidement confrontée à la complexité du sujet. Je m'aperçus, comme d'autres avant moi (Laplanche et Pontalis, 1967; B. Gibello, 1977), que ces concepts étaient difficiles à cerner: ils correspondent à des acceptions différentes selon la discipline qui les utilise (linguistique, ethnologie, sciences exactes et appliquées, psychanalyse, etc…) et selon les auteurs qui s'y réfèrent. Au sein d'une discipline donnée, la psychanalyse ne faisant pas exception à la règle, ils recouvrent également des significations différentes.
Le présent exposé n'a d'autre prétention que de communiquer ma tentative de mieux cerner ce que recouvre, à l'heure actuelle, les termes qui gravitent autour de celui de “symbolisme” (symbolisation, fonction symbolique) en psychanalyse. J'ai dit la polysémie attachée à ces notions. Aussi une recherche dans ce domaine implique-t-elle nécessairement un choix partial dans les textes psychanalytiques évoqués ainsi qu'une élaboration qui engage une prise de position personnelle.
La notion de “symbolisme” est étroitement liée à la psychanalyse. S. Freud s'y référa plus particulièrement dans “l'Interprétation des Rêves” (Freud, 1900) puis dans “l'Introduction à la psychanalyse” (Freud, 1916-1917). Actuellement, il existe un glissement dans l'utilisation de ce concept dont rend compte le choix préférentiel des termes “Symbolisation” et “fonction symbolique” auxquels je m'attacherai plus précisément.