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L'observation de la relation mère-enfant connaît depuis quelques années un intérêt accru. Quels qu'en soient les buts ou les intentions, nous n'avons pas trouvé d'étude consacrée à l'impact que cette présence intrusive peut avoir sur la mère et sur sa relation avec son bébé. Si certains observateurs osent affirmer, contre tout bon sens, que leur présence passe totalement inaperçue, d'autres y ont, à juste titre, consacré une certaine attention. E. Bick (1) estime que l'observateur doit adapter son attitude pour que sa présence ne soit pas nocive et elle en fait une règle d'éthique de l'observation. W.E. Freud (2) se dit conscient de l'aspect intrusif de la situation mais constate que plusieurs mères accueillent volontiere l'observateur en tant que “personne qui écoute avec sympathie”. E. Kestemberg et ses collaborateurs (3) font l'hypothèse que l'observation peut avoir un effet thérapeutique. Toutefois, ces affirmations ou hypothèses découlent uniquement de l'interprétation du comportement des mères observées ou de ce que certaines d'entre elles ont spontanément verbalisé à l'observateur pendant l'observation.
Nous avons essayé de clarifier certains points et de vérifier ces hypothèses en rencontrant des mamans ou des parents qui avaient été observés, avec leur nourrisson, selon la technique d'observation que nous pratiquons dans le cadre de la formation psychanalytique à la Société Beige de Psychanalyse.
Depuis plusieurs années, nous animons des séminaires d'observation de la relation mère-enfant. Pour la compréhension de notre article, nous jugeons utile de donner quelques détails concernant l'Organisation pratique et les buts théoriques poursuivis par cette observation. Pour faciliter l'écriture, nous désignerons par “observation” la pratique qui consiste à observer, dans son cadre habituel de vie, un jeune enfant en interaction avec son environnement, dont la mère est le représentant le plus habituel. A l'heure actuelle, de nombreux pères