You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le rêve ne porte pas d'étiquette pour dire qu'il est ironique,
(Bateson 1971, p. 69).
Au cours de sa troisième année d'analyse, ce patient ramena le rêve suivant qui avait hanté une nuit cauchemardesque de ses 7 ou 8 ans, alors qu'il se trouvait en vacances à la mer, comme chaque année, avec sa mère et ses frères et soeurs, son père étant resté à la maison familiale, retenu par ses activités professionnelles et les rejoignant le week-end :
Au tout début de la nuit, je fus réveillé à plusieurs reprises par un même cauchemar répétitif. Sur un fond blanc, des masses noires oblongues s'abattent sur moi, qui évoquent le poids d'une horloge à balancier se trouvant dans notre maison familiale ou encore des petits sacs noirs emplis de sable» Ce rêve induit en moi une angoisse terrifiante mêlée à un sentiment d'horreur. Au réveil brutal, dans l'obscurité, j'ai l'impression que ces masses persistent, menaçantes, autour de moi ou jonchent le sol auprès de mon lit. Avec appréhension, j'ouvre l'interrupteur pour vérifier, soulagé, l'absence de ces objets inquiétants- A peine rendormi, le processus se répète et ce, à trois ou quatre reprises.
Je n'ai pas l'intention de m'arrêter à l'aspect transférentiel de ce rêve dont la signification dans le hic et nunc de la cure était essentielle, ni non plus à l'aspect hallucinatoire de ce rêve-cauchemar 1 propre à l'enfance et en particulier à l'enfant en phase de latence.
L'aspect oedipien du rêve est patent qui reproduit le fantasme d'un enfant, aîné de famille, seul “petit homme” avec sa mère en vacances, loin du père. L'interprétation du fond blanc maternel (l'écran blanc du rêve de B, Lewin, 1949) sur lequel apparaissent des masses menaçantes évoquant un poids paternel resté à la maison familiale est évidente. Le sens du