You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
“S'IL tombait de là-haut il ferait spatch en s'écrabouillant !” dit à sa mère le petit garçon avec un rire sardónique, en regardant la tour du Hilton …
Depuis la naissance de “IL”, ce petit garçon est envahi d'une jalousie féroce vis-à-vis de ce bébé qui vient perturber son univers.
Les jours passent. A quelques mois de là le petit garçon appelle sa mère un matin, pour lui raconter un rêve “terrible” qu'il a fait durant la nuit :
“Nous sommes dans notre maison mais dans un autre Pays. Nous sommes très inquiets parce qu'une loi vient d'être faite qui interdit qu'il y ait plus de deux enfants par famille. Alors nous devons tuer IL (le bébé). Nous partons à la mer avec un inspecteur de la loi. C'est toi (la mère) qui doit jeter le bébé dans l'eau pour respecter la loi. Nous pleurons tous, Papa, Toi, nous … Tu rentres dans l'eau, tu le jettes et tu reviens.
A ce moment-là bébé agite ses bras et il nage ! Il revient au bord de l'eau. Alors l'inspecteur de la loi dit qu'il peut rester, que les bébés qui sont assez forts pour revenir tout seuls peuvent rester. Tout joyeux nous rentrons tous ensemble à la maison”.
Et le petit garçon de conclure : “Ce que j'ai eu peur !”. La maman ajoute en me le racontant :
“Depuis, quelque chose a changé dans son attitude vis-à-vis de moi et du bébé. Quelque chose d'indéfinissable mais je crois d'important”.
J'ai choisi de vous raconter ce moment de la vie d'un petit garçon de sept ans, aux prises avec un intense conflit intérieur car il me semblait concentrer toutes les réflexions que je me suis faites ces derniers mois sur le travail du rêve.
Ma réflexion n'est sans doute pas originale, mais il m'est apparu que la notion de “travail du rêve” suscitait des réactions vives, passionnées même, qui ont sollicité chez moi le désir de faire le point.
Comment ne pas partir de Freud ? Une grande partie de mon travail de l'année a été portée par le rêve : de l'Esquisse (1950) au rêve et son interprétation (1901), en laissant une large place à l'Interprétat