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Anna Potamianou, membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris, est grecque et pratique à Athènes. Elle a déjà publié divers travaux et notamment contribué en 1980 à un ouvrage collectif “Culture grecque et psychanalyse”.
Dans ce travail “Les enfant de la folie. Violence dans les identifications”, elle nous fait part de ses réflexions sur les processus d'identifications et elle y développe particulièrement la question d'une certaine violence qui sous-tend tout projet identificatoire, à partir notamment de plusieurs expériences d'analysants confrontés avec un parent malade mental. Ses trois patients, un homme et deux femmes, avaient en effet des mères qui, selon leurs dires, avaient été hospitalisées à plusieurs reprises pour “troubles psychiatriques”, ce qui justifie le titre de son ouvrage. L'auteur pose d'emblée sa préoccupation principale, à savoir l'assimilation par ses patients de traits et de caractéristiques dont leur Moi conscient se détourne avec effroi, refusant l'idée qu'il pouvait en être devenu le dépositaire; et ceci d'autant plus que ces mouvements identificatoi-res les lient à des personnes signifiantes de leur vie et, partant, hautement chargées d'ambivalence. Les mères, objets de haine-amour et sources de terreurs multiples, étaient également objets d'identifications que les analysants refusèrent pendant longtemps de reconnaître. S'appuyant sur les perspectives freudiennes, ainsi que sur d'autres travaux plus récents (Luquet : “Les identifications précoces”, Guillaumin : “Psyché”, Green : “Narcissisme de vie, narcissisme de mort”, entre autres), A. Potamianou rappelle que toute identification, en tant qu'elle débouche à la fois sur le deuil de l'objet et sur sa survie à travers l'appropriation identificatoire, sert son but et peut soutenir par là même l'explication de son trajet.
A partir de là, Me Potamianou se demande comment il est possible de retrouver chez ses patients les racines identifi-catoires, et plus particulièrement par rapport