You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Cet article a trouvé son point de départ dans des agis de patients. Ces actions ont soulevé des difficultés, des interrogations et induit des vécus contre-transférentiels pas toujours simples à vivre et à élaborer.
Bien souvent, si l'un d'entre nous perçoit ou vit un agi, il pense et dit acting, acting out. Il me semble que l'usage de l'expression acting out dans notre vocabulaire introduit des éléments d'ambiguïté et de confusion et, en outre, peut présenter un effet réducteur portant sur le sens et la complexité de l'agi.
Dans un essai de clarification, j'ai, entre autres, entrepris un examen limité de la littérature psychanalytique sur ce sujet.
Comme souvent dans des démarches intellectuelles sollicitées par le contre-transfert, le sédiment final mélange clarté et perplexité.
Ce sont mes tentatives pour cerner et conceptualiser les problèmes de l'agir que je vais essayer de communiquer dans ce travail.
Que dit le “Vocabulaire de la Psychanalyse” (Laplanche et Pontalis, 1967) à propos de l'acting out :
“Terme employé en psychanalyse pour désigner les actions présentant le plus souvent un caractère impulsif relativement en rupture avec les systèmes de motivation habituels du sujet, relativement isolable dans le cours de ses activités, prenant souvent une forme auto ou hétéro-agressive. Dans le surgissement de l'acting out le psychanalyste voit la marque de l'émergence du refoulé. Quand il survient au cours d'une analyse (que ce soit dans la séance ou en dehors d'elle), l'acting out est à comprendre dans sa connexion avec le transfert et souvent comme une tentative de méconnaître radicalement celui-ci”.
Cette définition, de par sa densité, soulève de multiples interrogations. D'entrée de jeu, l'usage du terme, acting out, véhicule certaines ambiguïtés.
L'adoption du terme anglais “acting out” dans l'usage psychanalytique français induit d'emblée un élément de trouble : comme le relèvent Laplanche et Pontalis, “to act” employé transitivement, a un sens qui appartient au dom