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La Nouvelle Revue de Psychanalyse n'a sans doute plus besoin d'être présentée; cependant, à l'occasion de cette présentation de quatre numéros récents et de la préface de J.B. Pontalis au trentième numéro, il n'est pas inutile de jeter un regard en arrière.
La Nouvelle Revue de Psychanalyse a été fondée en 1970 par quelques analystes bien connus qui font partie de l'Association Psychanalytique de France (e.a. J.B. Pontalis, D. Anzieu, F. Gantheret, G. Rosolato, V. Srairnoff). Mais dès le début, la rédaction a voulu marquer son indépendance à l'égard de n'importe quelle association; c'est ainsi qu'elle s'est adjoint la collaboration de A. Green et de Masud Kahn. Comme leur souci est d'éviter de s'enfermer dans un cadre de pensée trop strictement analytique, ils ont sollicité des contributions venues d'autres horizons, comme celles de philosophes, d'éthologues ou d'historiens.
Autre moyen de sortir d'un savoir tout tracé : la proposition d'un thème à chaque numéro, inspiré des mots du langage courant. Par exemple, le numéro 13 “Narcisses” pour narcissisme, le n° 19 “L'enfant” pour la névrose infantile, le n° 29 “La Chose sexuelle” pour la sexualité. La polysémie de ces mots facilite la mise en lumière des différents aspects du thème et aide à éviter les explications classiques.
Enfin la rédaction envoie un “argument” aux collaborateurs sollicités qui leur serve de synthèse d'un premier “brain-storming”, effectué par les rédacteurs, espérant ainsi éviter les redites et faire jaillir des idées nouvelles, des connexions inédites, un peu à la manière d'un processus analytique en cours.
L'impression est celle d'une unité certaine dans la diversité. Le thème est développé dans toutes ses nuances et rend compte de l'état actuel de la question. Et ce qui ne gâche rien, on sent la préoccupation constante de ne pas tomber dans le