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Cet ouvrage rassemble les travaux issus du très important Congrès sur les psychoses qui s'est tenu à Paris autour de LAING, COOPER, WINNICOTT et LACAN notamment. Ces textes, parus dans “Recherches” en 1967 n'ont été ensuite que partiellement repris dans la collection 10/18 en 1972. Or, les idées développées au cours de ce Congrès ont acquis au fil du temps une importance historique. Les responsables de l'édition de 1984 ont pris une très heureuse initiative en y réintroduisant- les textes cliniques majeurs, notamment certains travaux des antipsychiatres de l'époque qui adoptaient une attitude nouvelle à l'égard de la folie et un lieu d'expérience susceptible de la recevoir (KINGSLEY HALL, aujourd'hui disparu).
Après une brève préface de M. Mannoni et la reprise de sa présentation à l'édition 1972, une première partie de l'ouvrage est consacrée à “L'enfant et le çà”. J'ai choisi d'en commenter brièvement quelques articles.
Un texte de D. WINNICOTT, “La schizophrénie infantile en termes d'échec d'adaptation”, se base sur Bettelheim (La forteresse vide) et sur le concept d'autisme (KANNER) pour discuter cette dernière notion. L'autisme est situé par rapport à la psychose et à la schizophrénie infantile; ensuite, les hypothèses étiologiques (psychogenèse—orgañicité) sont envisagées, Winnicott suggérant d'accepter toute la gamme des possibilités. De toute façon, il insiste sur l'importance de ne pas déformer la vérité pour éviter de heurter les sentiments des clients, estimant que l'enquête scientifique doit dépasser cette sorte de considération humanitaire.
Parmi les idées personnelles de Winnicott, nous retrouvons évidemment des notions fondamentales; il évoque l'invulnérabilité de l'enfant autiste, l'angoisse “impensable” d'avant la distinction Moi-non Moi, mais aussi l'éventuel retour de ces enfants à une certaine vulnérabilité. Par ailleurs, Winnicott insiste sur la nécessité, dans la recherche d'un facteur étiologique, de disposer d'une théorie du développement affec