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Les formes temporelles de l'analyse exercent une profonde influence sur le patient. Les fluctuations psychiques résultantes sont typiques, régulières.
Cette récurrence des mouvements affectifs, suscitée par le cadre temporel de la cure, constitue un phénomène fascinant et particulièrement digne d'intérêt.
MELTZER a fait oeuvre de pionnier en ce domaine. Dans son livre sur le processus analytique, il souligne avec insistance le caractère cyclique de l'analyse.
Rappelons que, pour lui, le processus analytique se déroule en cinq phases : le rassemblement des éléments du transfert, le tri des confusions géographiques, le tri des confusions de zones et de modes, le seuil de la position dépressive et, finalement, le processus de sevrage. Ces différentes phases se retrouvent dans chaque unité de temps cyclique (la séance, la semaine, le trimestre, l'année) et dans le déroulement d'ensemble de la cure.
Si MELTZER a posé les jalons essentiels de l'étude des fluctuations psychiques en fonction des cycles temporels, il me semble néanmoins que ce champ d'investigation demeure insuffisamment exploré.
Le matériel onirique s'avère être un révélateur extrêmement sensible des fluctuations psychiques récurrentes.
D'une manière générale, les rêves apparaissant à la fin de l'interruption hebdomadaire et précédant la séance de reprise indiquent la façon dont le patient renoue la relation avec l'analyste comme objet externe. Cette relation s'est trouvée affectée de différentes manières par les vécus de séparation et les défenses érigées contre ceux-ci.
Les rêves de la fin du week-end peuvent, en outre, constituer une espèce de programme de travail pour la semaine. Ils montrent comment le patient se représente et anticipe les situations émotionnelles qu'il affrontera dans les jours à venir.
Les rêves du milieu de la semaine sont habituellement marqués par l'élaboration du matériel le plus évolué (relation à l'objet total, relation au père, oedipe, etc.).
Tandis que le scénario onirique précédant l