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Cet article porte sur la compréhension et la non-compréhension. Il traite des voies et moyens utilisés par nos patients pour susciter compréhension et non-compréhension, du problème rencontré par l'analyste dans son accès à la compréhension et de la tolérance à la non-compréhension.
Les débuts de la psychanalyse peuvent être vus comme une tentative de rendre compréhensible l'incompréhensible de la vie psychique. Les outils utilisés à cette fin sont l'association libre et l'écoute.
FREUD a commencé par écouter ses patients en prenant au sérieux tout ce qu'ils disaient. Sur cette base, il a construit le sens inconscient de leur communication, utilisant pour ce faire non seulement les mots mais aussi le ton de la voix, les gestes, etc.
Prolongeant les découvertes de FREUD, M. KLEIN a exploré la genèse des relations objectales, des angoisses et des défenses. Elle a rendu plus accessibles des domaines qui auparavant dépassaient notre compréhension.
Envisageons les conséquences techniques de ces découvertes.
Je pense que nous, analystes, devons approcher différement la question de la compréhension de nos patients selon qu'ils fonctionnent essentiellement sur un mode schizo-paranoïde ou davantage en position dépressive. Au sens large, nous incluons dans cette dernière catégorie, les patients qui peuvent entrer en relation avec eux-mêmes en tant que personne totale, se sentir responsables d'eux-mêmes et de leurs impulsions, et capables également d'établir une relation avec l'analyste comme personne totale.
Les personnes enfermées dans la position schizo-paranoïde, clivent et projettent nécessairement une grande partie d'elles-mêmes et de leurs pulsions. Elles sont incapables d'établir une relation globale tant avec soi qu'avec l'analyste.
Tous nos patients viennent nous trouver dans l'espoir de comprendre. Je suggère que les formes mêmes de cet espoir varient selon leur position, c'est-à-dire de la nature fondamentale de leurs relations d'objet, angoisses et défenses. Les défenses