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Ce livre constitue un recueil des exposés de cinq psychanalystes venant d'horizons bien différents au Centre de Formation et de Recherches Psychanalytiques dirigé par Maud Mannoni à Paris, ainsi que les discussions qui ont suivi les exposés.
Octave Mannoni, dans son texte, Un Mallarmé pour les Analystes, écrit en gros caractères ce que beaucoup n'oseraient griffonner, étant donné l'air du temps : la psychanalyse a autant à attendre de la linguistique que de la neurologie, c'est-à-dire rien. La psychanalyse commence là où la linguistique s'arrête; le mot n'est pas la même chose pour le linguiste, le poète, l'enfant ou le psychanalyste; le langage n'est pas que sens, il est aussi non-sens, comme le montre le langage enfantin et … Mallarmé.
Julia Kristeva propose une étude de psychanalyse appliquée, De V identification, Freud, Baudelaire, Stendhal. En partant de l'Einfühlung freudien défini par l'auteur comme identification avec un “objet” métaphorique, elle analyse certains aspects du poète en contraste avec ceux du prosateur, et plaide pour une réhabilitation de l'imaginaire dans la cure.
Edmond Ortigues (auteur de l'“Oedipe Africain” en 1966), philosophe et ethnologue, compare dans son exposé, Les repères identificatoires dans la formation de la pensêe, la notion freudienne d'identification avec celle anthropologique de repères identificatoires. La double entrée, ainsi définie, intéressera particulièrement ceux qui sont ouverts à la systématique familiale.
L'observation des nourrissons confirme pour Geneviève Haag dans son article Réflexions sur les premiers niveaux dridentifi-cation, l'hypothèse d'Esther Bick (cf. E. Bick, La peau comme premier contenant, Rev. B. Psychanal., 1982, 1, 73-76) sur le