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Penser puis rédiger un article répond à de multiples raisons. Le plus manifeste, quand il s'agit de la réparation, est celle de l'usage inflatoire et apparemment évident d'expressions comme “Il ou elle est la réparation sur pied”, “Les analystes ont un problème de réparation”.
Quelle signification donner à ces clichés.
J'ai donc tenté d'en savoir plus sur la réparation. Je me propose de transmettre le cheminement qui fut le mien, les hypothèses que j'ai élaborées. J'insiste toutefois sur le fait que les réflexions que je livre ici sont loin d'être achevées, elles sont idées en devenir. Elles témoignent, en tout cas, de la richesse et de la fertilité de la pensée de M. Klein.
Il m'a semblé utile, comme point de départ, de tenter de donner une définition de la réparation. Mes diverses lectures, dans ce but, m'ont placé dans un état pénible d'insatisfaction et de perplexité. J'ai été quelque peu rassuré en lisant un commentaire de Donald Meltzer (Meltzer, 1978) : “Le concept de réparation a eu des débuts très confus et serpente gentiment à travers toute l'oeuvre de M. Klein, jamais véritablement rassemblé nulle part, malgré qu'elle ait écrit un livre avec Joan Rivière, en 1937 dont le titre était Amour, Haine et Réparation”.
Les aspects essentiels de la réparation sont notés et commentés dans le dernier ouvrage de M. Klein, “L'analyse du cas Richard” (Klein, 1961), qui fut écrit entre 1958 et 1960, c'est-à-dire après “Envie et Gratitude”, publié en 1957. Notons que le travail clinique sur Richard remonte à 1941. Melanie Klein nous donne, ce faisant, un exemple de l'incessante remise sur le métier de ses idées et de ses théories.
Comme point de départ, j'ai trouvé commode le recours à des citations de M. Klein. Je donnerai un premier texte relativement précis encore qu'incomplet par rapport à l'ensemble du problème: “Je voudrais examiner maintenant de façon plus précise les processus par lesquels l'angoisse dépressive, la culpabilité et le désir de réparation se produisent.