You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ce livre recueille neuf textes de chercheurs ayant travaillé en commun ou en parallèle dans le domaine de la psychopathologie avec la pensée psychanalytique comme référence constante. Constituant une mise au point intéressante des différents axes de recherche actuels, il m'a semblé particulièrement utile étant donné un souci évident de rigueur contrastant avec le flou habituel des pensées psychanalytiques dont l'expression viserait presque à dire : tant qu'à penser du subjectif, restons subjectif… S'il reste un aspect scientifique à la psychanalyse c'est moins dans son objet, l'inconscient, ses moyens, l'interprétation, que nous le retrouverons dans toute la démarche reflexive a posteriori, sans laquelle il n'y a plus de cure possible. Deux axes de recherche resteront privilégiés à ce niveau, l'épistémo-logie et la théorie de la technique. Certaines de ces études, dans un style un peu “universitaire”, n'ont qu'un intérêt limité pour le clinicien, leur valeur étant surtout d'ordre méthodologique, ainsi les travaux sur l'unité du syndrome dépressif (J.-F. Allilaire), la transformation psychique à l'adolescence (A. Braconnier), la relation d'objet (B. Brusset), la causalité (M. Dayan) et la tristesse (R. Jouvent).
D'autres sont, me semble-t-il, d'un intérêt plus marqué pour le praticien qui cherche à penser ses points de repère. Un article important de P. Fédida sur la théorie du transfert et du contre-transfert souligne la valeur de la tension dans l'analyse entre la répétition de l'infantile et l'actualité du hic et nunc, les enjeux inconscients qui peuvent se mêler à une trop grande “actualisation” de l'analyse; la nécessité, dès lors, de mesurer constamment les moments critiques de la séance et peut-être surtout d'une séquence de séances. La pratique des cures d'états-limites et de troubles narcissiques a considérablement élargi notre compréhension du contre-transfert dont la perception doit dépasser le vécu pur et simple pour être nommé et surtout pour devenir un o