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Recueil de conférences et de débats organisés par le Centre de Formation et de Recherches Psychanalytiques, ce livre est d'un intérêt limité. Nous y trouvons en premier lieu, un texte ancien, publié en 1956 en anglais per Granoff et Lacan. “Le fétichisme : le Symbolique, l'Imaginaire et le Réel”, qui n'a strictement aucun intérêt psychanalytique sinon un intérêt pour l'histoire très particulière de la psychanalyse à la française. Granoff, d'ailleurs avec humour, en relativise toute la portée (“D'un fétiche en forme d'article”) et nous montre ainsi comment la psychanalyse peut aussi être au service d'une idéologie.
Dans la même foulée un article ethnologique de Marc Auge sur le fétiche, rabâchage de vieilles rengaines parapsychanalytiques.
L'exposé de Monique David-Ménard : “Le corps, une question critique pour la psychanalyse”, est décevant car il n'ajoute pas grand chose au livre qu'elle a publié récemment : “L'hystérique entre Freud et Lacan. Corps et langage en psychanalyse” (Paris, Ed. Universitaires, 1983). qui était un bon essai sur le corps érogène et l'économie pulsionnelle.
J.L. Lang, dont on connaît bien le livre : “Aux frontières de la psychose infantile” (P.U.F., 1978) nous décrit les organisations “pré-névrotiques” chez l'enfant, qui ne sont pas sans évoquer les névroses actuelles de Freud et se caractérisent par des symptômes en rapport avec une privation d'avec le réel et une insuffisance de l'élaboration symbolique; l'ensemble ressemble étrangement à tout ce qui se décrit aujourd'hui sur les cas-limites.
En partant d'un des premiers écrits de Freud (1892-1893) qui traite de la contre-volonté- (Gegenwille), préconception du conflit psychique, Octave Mannoni, dans une conférence sur “La psychanalyse et la science”, nous montre combien la démarche