You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Demeurer ici. Aux confins des brumes. Là où nos partages sont givrés de silence. Traquer le sens jusque dans l'intimité des nervures. Au risque de se déchirer. Degré par degré, gagner une enclave d'altitude blanche. Plus d'une fois, nous aurons côtoyé le gouffre. Mais nous avions pour nous la flèche empennée de notre vigilance.
Il y pensa beaucoup.Puis il y pensa moins.Il y pensa très peu,Puis, il n'y pensa plus.Il trouva même drôle,D'y avoir tant pensé.Puis ne pensa plus mêmeQu'il y pensa jamais. (Norge).
Dans son exploration du cadre analytique (1967), Bleger distingue le cadre du processus qui s'y déroule. C'est au lien dialectique de l'un à l'autre que nous voudrions nous intéresser ici. Dans un article précédent (1984) nous avons développé l'idée qu'à travers le cadre, et sa plus ou moins relative mise en question (ce que nous avions appelé son côté “bruyant”), se donnait à voir la problématique narcissique du patient, ou encore le versant symbiotique de la relation. Dès alors, entre les lignes, il était déjà singulièrement question de dépasser ce qui serait une sorte de fausse coupure entre le narcissique et l'objectai; mais plus encore, plus d'une de nos remarques se rapportait essentiellement à la problématique hétéro-pulsionnelle. Nous voudrions prolonger ici la réflexion, en interrogeant à la fois le cadre et le processus, dans leur dialectique et leur dimension de mise en jeu des pulsions, par-delà les distinctions évoquées et en retrouvant “le plus simplement possible” le sujet aux prises avec la situation analytique.