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Quatre-vingts ans après le “Petit Hans”, soixante ans après le début des travaux et des controverses entre M. Klein et A. Freud, le “Colloque international de Psychanalyse de l'Enfant”, qui s'est déroulé à Monaco en septembre 86, a voulu être un lieu de débat sur la psychanalyse de l'enfant à l'heure actuelle.
Le nouveau “Journal de la psychanalyse de l'enfant”, dont j'ai présenté une Note de lecture des deux premiers fascicules dans le Numéro 10 de cette Revue, a choisi de consacrer son Volume 3 à la publication des textes de cet important Colloque de Monaco.
Ce numéro est intéressant à plus d'un titre:
d'une part, il nous permet de prendre connaissance des divers exposés qui ont constitué le programme scientifique de ce Colloque; ces travaux constituent des réflexions pertinentes et stimulantes.
d'autre part, par delà les communications, discussions et tables rondes, cet ouvrage pose les grandes interrogations centrales qui concernent, aujourd'hui, la psychanalyse des enfants et la formation.
Comment en effet, ne pas souligner tout d'abord la grande question de la formation, question que l'on retrouve, tantôt implicitement, tantôt explicitement, dans tous les travaux et déjà-dans l'éditorial de Cl. GEISMANN. Je la cite:
“Le Congrès de Monaco a montré combien il est parfois difficile aux orateurs de faire la différence entre le champ psychiatrique et le champ psychanalytique; les psychothérapeutes se situent au centre de cette confusion, en perçoivent sans nul doute un malaise quant à leur identité”.