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Dans une rubrique récente (Rev. B. Psychanal., n° 6, pp. 113-117), les premiers numéros de la revue Adolescence et la réédition des Oeuvres de Mâle m'avaient permis de parler, non sans raison, de l'actualité de l'adolescence. Ce nouvel ouvrage ne sera pas là pour le démentir.
Issus de deux journées organisées par le Centre de Formation et de Recherches Psychanalytiques, les divers textes qui le composent balisent trois champs de réflexion : psychanalytique, médico-pédagogique, historique et ethnographique.
L'adolescence est-elle “analysable ?” se demande Octave Mannoni. La réponse va porter essentiellement sur la distinction entre analyse et psychothérapie, la position souvent ambiguë du thérapeute qui fait partie du monde des adultes, l'importance, pour s'occuper d'adolescents, d'avoir assumé les avatars de sa propre adolescence. S'inspirant moins de Freud, peu disert, que de Winnicott avec les notions de jeu, d'espace transitionnel et la célèbre boutade que l'adolescent ne demande nullement à être “compris”. De cet article assez déjeté, un certain malaise subsiste pour nous quant à la perplexité de l'A. à propos des identifications. S'il est vrai qu'il ne peut nous revenir de définir quelles celles-ci pourront être, la diversité de leur qualité “psychique” nous semblait, par contre, une chose relativement acquise. De même, s'il faut être prudent avant de qualifier certains états de pathologiques, la notion de “cassure”, introduite par Laufer et reprise par Ladame, mérite davantage de considération.
Les comptes-rendus des tables rondes prolongent la réflexion; on y apprend au passage que cette première journée était en réalité consacrée au rapport adolescence-psychose (p. 71). Un point de vue légitime mais particulier, qui domine également l'ouvrage sur la La psychiatrie de l'adolescence aujourd'hui : quels adolescents soigner et comment?, PUF, 1986 (Voir L. Vaneck, Rev. B. Psychanal., n° 9, pp. 87-93) et un autre, dont nous rendrons