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C'est une très agréable surprise d'assister en 1987 à la naissance de ce nouvel enfant, le dernier né des travaux importants de L. KREISLER. Je ne rappelerai que deux d'entre eux.
En 1974, avec M. FAIN et M. SOULE, il publiait aux PUF “L'enfant et son corps”, qui est devenu un grand classique, confirmant les propos introductifs de S. LEBOVICI : “Cet ouvrage a l'immense mérite de fonder la psychopathologie du nourrisson”. L. KREISLER y développait des études sur la clinique psychosomatique du premier âge, à partir d'observations tirées de sa double expérience de pédiatre-pédopsychiatre. Elles étaient discutées dans un dialogue passionnant avec M. FAIN et M. SOULE; M. FAIN apportait certaines elaborations et theorisations de la médecine psychosomatique, souci qu'il partageait avec les autres tenants de “L'école psychosomatique de Paris”, notamment P. MARTY; M. SOULE, proche collaborateur de L. KREISLER (ils ont longtemps travaillé ensemble à l'Institut de puériculture du 14e arrondissement de Paris), se situait dans un esprit de pédopsychiatre psychanalyste se référant entre autres aux concepts génétiques. Dans l'introduction de son nouveau travail, “Le nouvel enfant du désordre psychosomatique”, L. KREISLER nous signale que le point de départ de ses réflexions dès 1965 l'avait surtout confronté, sauf pour l'asthme, à des pathologies purement fonctionnelles, mais, poursuit-il, les idées ont évolué et il serait plus juste de préciser actuellement que les troubles fonctionnels traduisent le versant conflictuel de la psychopathologie précoce, l'autre étant celui de la frustration et du manque, le “vide” relationnel, particulièrement en question dans ce travail actuel. D'autre part, le bébé ayant brusquement surgi au premier plan de l'actualité depuis quelques années, l'auteur a estimé opportun de faire un point en 1987 sur les nouvelles rencontres avec le nourrisson.
En 1981, après d'autres travaux qu'il m'est impossible de mentionner ici, L. KREISLER publiait chez Privat