You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans deux travaux antérieurs parus dans cette Revue, j'ai tenté de dégager quelques aspects du fonctionnement mental de l'enfant dit “latentiel”. A propos des rêves chez l'enfant, j'ai souligné la qualité des productions oniriques, plus riches et plus complexes en latence que précédemment (8). Dans mes réflexions sur la latence et la période de latence (9), basées sur la notion du travail de deuil et de renoncement aux objets oedipiens, j'ai rappelé deux aspects des remaniements économiques : la problématique de la désexualisation et de la resexualisation, ainsi que l'intrication des mouvements défensifs et élaboratifs. J'ai voulu surtout mettre en évidence la dimension active et complexe des processus psychiques qui s'y déploient, lorsque l'évolution se déroule dans des conditions favorables, ce qui implique que l'Oedipe et la Névrose infantile, au sens où l'entend S. Lebovici (6), ont suffisamment cristallisé la structuration de la personnalité.
Les enfants de cinq à douze ans sont majoritaires dans ma consultation, comme d'ailleurs dans beaucoup de consultations pédopsychiatriques. Les tableaux cliniques présentés par ces enfants peuvent être très variés et ils ne traduisent pas toujours des dysfonctionnements mentaux graves. J'estime très intéressant de les aborder par rapport à l'organisation latentiel-le qui devrait “chapeauter” leur fonctionnement mental. Lorsque ce n'est pas le cas, ces enfants m'impressionnent toujours beaucoup, même s'ils ne sont pas franchement psychotiques. Ainsi par exemple, j'ai eu l'occasion, il y a quelques années, de publier le cheminement psychanalytique d'un garçon de dix ans qui, lui, présentait une Symptomatologie de conversions hystériques (7).
L'histoire de ce garçon m'avait amené à réfléchir dans trois directions:
sa Symptomatologie, avec notamment une paralysie totale des membres inférieurs qui avait duré plusieurs semaines, avant d'être remplacée par une toux aboyante quasi-permanente.
La gravité de ses dysfonctionnements menta