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Dans la pensée psychanalytique, la notion d'“acte” ou d'“agir” est marquée par l'histoire de la technique. Rappelons qu'à ses origines, la cure psychanalytique s'adressait essentiellement (et en principe …) à des structures névrotiques; la voie d'approche de l'inconscient s'opérait grâce au déploiement des associations libres de l'analysant; l'analyste décodait les secrets cachés dans les rêves, la remémoration dea souvenirs, les fantasmes. Le dispositif ainsi mis en place (cadre pour penser, A. Alsteens) s'adressait aux expressions psychiques (représentant-représentation et représentant-affect, A. Green). Les manifestations agies ne pouvaient y être considérées que comme des intrusions intempestives. Qui plus est, la suspension de l'action (position couchée notamment) est considérée comme un levier susceptible de favoriser l'expression verbale de la réalité psychique.
C'est dans ce contexte bien particulier que Freud a constaté l'apparition de ce qu'il a appelé l'“agieren” traduit en français par mise en actey notion qui reste toujours actuelle mais qui, pour moi, soulève bien des interrogations 1.
Rappelons la définition de la “mise en acte” (Laplanche et Pontalis) : “Selon Freud, fait selon lequel le sujet, sous l'emprise de ses désirs et fantasmes inconscients, les vit dans le présent avec un sentiment d'actualité d'autant plus vif qu'il en méconnaît l'origine et le caractère répétitif”.
En d'autres termes, et dans l'actualité de la situation psychanalytique, le patient au lieu de se livrer à la recherche et la découverte des souvenirs que Freud espérait alors essentiellement de la cure, bute sur un obstacle qui se traduit par la réactualisation de scénarios anciens qu'il “répète” avec son analyste : “ce n'est pas sous la forme de souvenir que le fait oublié reparaît, mais sous forme d'action. Le malade répète