You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ceux qui, comme nous, ont découvert avec intérêt, sinon passion, les grands ouvrages d'Aulagnier, et tout particulièrement La violence de l'interprétation et Les destins du plaisir (PUF), se féliciteront de la présente initiative qui donne à lire, rassemblés dans ce volume, seize articles couvrant plus de 25 ans de travail et dispersés dans de multiples revues.
L'ordre suivi n'est pas strictement chronologique, l'éditeur préférant les regrouper sous 3 rubriques : Pratique de l'analyse; Désir, demande, souffrance; Le conflit psychotique.
Le premier volet traite du statut de la psychanalyse et de problèmes dits techniques. Avec “Comment peut-on ne pas être persan ?”, c'est de la vogue de la psychanalyse et du danger de son idéologie au détriment de l'expérience analytique qu'il est question. Un autre article, sur les sociétés de psychanalyse, rédigé à l'heure d'une nouvelle scission de l'école lacanienne, met en cause les interférences qui dénaturent l'acte analytique. Au travers de ces textes, dont l'empreinte historique n'oblitère nullement une certaine pertinence, on assiste au progressif dégagement de l'auteur de ce qu'il faut bien appeler son allégeance au discours lacanien. Sur cette lancée, nous avons bien aimé, dans les deux textes suivants, l'intérêt rendu à la réalité avec “Constructions psychanalytiques” et plus encore, par sa finesse clinique, avec “Temps de parole et temps de l'écoute”.
Dans un second volet, quelques thèmes rendent sensible l'évolution de la pensée de l'auteur : la question de l'identification et celle de la certitude annoncent La violence de l'inter-prétationy le “droit au secret” ouvre au risque d'aliénation de Destins du plaisir, “Condamné à investir” prolonge en quelque sorte les interrogations de ce dernier ouvrage pour une nouvelle attention à la réalité.
Le troisième volet requiert vraisemblablement moins de commentaires. Mon qu'on n'y trouverait un propos essentiel. Mais, nous osons le croire, parce qu'il est sans doute plus familier