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Dans l'analyse, c'est la pré sence de l'Autre qui est le gage de l'espoir (Haynal)1.
La question de la fin d'une analyse a considé rablement é volué depuis que Freud inventa cette nouvelle mé thode thé rapeutique, applicable à l'é poque à ce qu'il é tait convenu d'appeler les né vroses. Le souci essentiel dans l'estimation d'une fin d'analyse portait sur le fait de savoir si cette mé thode curative engendrait les ré sultats escompté s et mé ritait dè s lors la considé ration “scientifique” que trop de dé tracteurs lui contestaient. Le contexte é tait donc passablement polé mique, et l'attention essentiellement porté e sur l'amé lioration des symptô mes dont pouvait souffrir le patient.
On sait l'é volution intervenue depuis, au point mê me qu'aux yeux de certains analystes, la cure devrait se dé pouiller de toute visé e “curative”, la gué rison devenant en quelque sorte un é vé nement “de surcroî t”. Loin d'ê tre totalement fausse, cette faç on de voir, si elle est poussé e à l'extrê me, prive la cure de sa vé ritable dynamique interne, lié e à la souffrance psychique, et elle la confine à devenir une sorte de “chemin de la connaissance” de soi au mê me titre que ce que pré conisent d'autres disciplines. La difficulté ré side dans le fait de pouvoir conjuguer effort thé rapeutique et quê te de la vé rité (inconsciente), et il est vrai que le paradoxe de la gué rison est qu'elle advienne à partir d'une dé centration du propos initial.
La question des critè res de fin d'analyse se calquait donc, aux dé buts de la pratique, sur celle de l'efficacité de la cure, dont nous disions tantôt combien elle importait aux yeux de Freud, dans le contexte polé mique de l'é poque. Cette double question a perdu à l'heure actuelle de son acuité, mê me si elle mé rite, comme nous l'avons rappelé, de garder une certaine place dans toute considé ration de fin d'analyse.