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Qu'on ne s'y trompe pas : ce n'est pas de “sexualité féminine” que l'auteur nous entretient, mais des “représentations concernant la féminité” aussi bien chez l'homme que chez la femme. J. Cosnier s'en explique dans son introduction : “J'ai choisi le fil conducteur de la féminité pour étudier les rapports entre théorie et pratique en psychanalyse, parce que la féminité étant explicitement désignée par Freud comme le continent noir de sa connaissance, est en même temps un moteur, du point de vue économique, de sa créativité”. Ce “continent noir” est loin d' être exploré. La féminité, de par sa nature même, garde le poids de l'irreprésentable qui la désigne comme support des énigmes qui ne cessent de se poser à l' analyste. En cela elle est ferment d'ouverture et d'exploration.
Cette recherche va être appliquée dfabord à Freud lui-même : J. Cosnier s'interroge sur les rapports de Freud à l'image féminine. Pour ce faire, elle s'appuie sur les relations de Freud avec les femmes, sa jeune mère en particulier; elle analyse certains de ses rêves, certains de ses articles pour tenter de démêler les avatars des représentations de la féminité ainsi que les identifications féminines de Freud.
L'auteur aborde ensuite le problème général de l'identification féminine. Elle élabore l'impact de la relation précoce à la mère. C'est ici que se nouent les “destins de la féminité déterminés plus précocement que la sexualité féminine”. Le cas d'une jeune patiente souffrant d'une identification précoce aliénante à la mère illustre magistralement le drame de ce déterminisme précoce dans le destin de la féminité.
L'identification féminine ne va pas sans son corollaire : le masochisme