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Curieuses, les circonstances dfécriture de ces “conférences” dont le genre littéraire est purement fictif, puisqu'elles ne furent jamais prononcées, à la différence des premières devenues célèbres, à juste titre, en raison de l'effort de vulgarisation dont elles témoignaient.
Freud se remet ainsi au travail, une bonne quinzaine d'années plus tard, pour renflouer les caisses du Psychoanalytischer Verlag de Vienne, en mettant cette occasion à profit pour faire le point sur les acquis de la psychanalyse.
Trois secteurs vont être ainsi balisés : la situation du “rêve” et la place possible des phénomènes de l'occultisme (ce qui nous renvoie, entre autres, à l'article sur Rêve et télépathie , paru dans Recherchess idées, problèmes, que nous avons présenté ici même); la composition du psychisme, la vie pulsionnelle et son corrélat d'angoisse, la féminité enfin (article devenu célèbre à titre de référence); le problème de la reconnaissance de la psychanalyse (avec les retombées heureuses dans le domaine éducatif) et la question d'une Weltanschauung, où l'on voit Freud marquer implicitement à regret les limites de la psychanalyse, face à des entreprises plus vastes comme la religion, les philosophies, le nihilisme ou le marxisme …
Comme tout texte de vulgarisation, qui sollicite de son auteur un grand courage d'exposition et permet de déceler davantage les points faibles, ce texte-ci mérite de notre part une nouvelle lecture. Plus d'une fois, on s'étonne à nouveau. Même s'il nous a particulièrement déçu là où la question philosophique ou religieuse mettait davantage Freud devant une de ses ambivalences foncières et qu'il nous faut dépasser aujourd'nui, sans jamais perdre de vue ce qui fait la spécificité de la démarche analytique.