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“Psychanalyse des comportements”. Le titre même de ce livre est provoquant pour des psychanalystes aux dires de l'auteur qui pense que ces deux termes s'excluent a priori, le comportement s'opposant à la pensée, la cachant. Mais le comportement peut aussi prendre sens pour le psychanalyste et la recherche de ce sens est une démarche qui va amener des remaniements économiques, lesquels peuvent amener l'individu à devenir sujet de son histoire.
“Comportements violents”. L'existence d'une pulsion de mort est une option de départ, cette pulsion dont “le but est de briser les rapports et donc de détruire les choses”. Pour l'auteur, cette option va se modifier au fil des pages pour faire place à “ce qui se joue dans le mouvement de constitution de l'objet et d'individuation du sujet”. L'auteur a observé et traité des délinquants qui sont le plus souvent des post-adolescents c'est-è-dire des patients en pleine réorganisation. Il évoquera encore cette période de la vie en rappelant ce qu'en ont dit, entre autres, G. Diatkine qui a parlé de la position dépressive accompagnée du danger du recours à des défenses de type psychologique et Ph. Jeammet qui dit l'importance des imagos archaïques (…) avec leurs caractères menaçants, intru-sifs.
L'auteur donne une description du cadre matériel et clinique de son travail. Médecin, psychanalyste, Claude Balier travaille dans un centre médico-psychologique pouvant accueillir 22 patients. Ce centre dépend du Ministère de la Santé mais il se trouve à l'intérieur d'une prison … Les patients sont donc des détenus au sens propre. Ce chapitre, essentiellement descriptif, est cependant émaillé de réflexions sur les pathologies rencontrées dans un tel milieu, sur le rôle, pas toujours négatif, du milieu carcéral, sur son rôle de protecteur, de pare-excitations.