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Cet article est le résultat d'ne expérience de consultation de près de dix ans dans un centre de traitement de la douleur. La conception d'n tel centre remonte è la fin de la dernière guerre, époque à laquelle un médecin américain, le Docteur John BONICA, constata que la littérature concernant la douleur chronique était éparpillée entre diverses disciplines. Il réunit des médecins de différentes spécialités pour aborder ces problèmes en groupes pluridisciplinaires.
Le Centre de traitement de la douleur de la Nouvelle Clinique de la Basilique à Bruxelles se compose d'n neurologue, d'n anesthésiste, d'n kinésithérapeute-ostéopathe et de moi-même. L'équipe se réunit chaque semaine.
Il m'st agréable de remercier ici les Docteurs Freddy JOFFROY et Fanny HOEFFELMAN et Monsieur Floréal MEMBRIVE. Sans leur amicale collaboration et leur ouverture d'sprit, ce travail n'urait pu être réalisé, ni n'urait pu se développer une coexistence harmonieuse des pensées médicale et psychanalytique, coexistence d'utant plus précieuse qu'lle est peu fréquente.
Pour leur apport, je tiens également à remercier Willy VAN LYSEBETH qui a partagé cette expérience qu'l communique sous forme d'n article à paraître dans un prochain numéro de la revue belge de psychanalyse, et James INNES-SMITH qui en fut souvent le superviseur attentif.
La douleur chronique psychogène, au contraire de la douleur aiguë, réaction normale à un stimulus nociceptif, est une expérience non intelligible pour le patient qui la subit. Elle s'nstalle généralement sur un traumatisme bénin, ou une intervention médicale mineure. Elle ne peut être corrélée à aucune pathologie organique, malgré que s'ccumulent les investigations souvent sophistiquées de consultants de plus en plus nombreux. Elle prend une place prépondérante dans la vie et la pensée du patient qui en vient à centrer sur elle tous ses intérêts.
Dès le premier entretien, on retrouve fréquemment le même tableau clinique : cet examen est mal ac