You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'xpérience d'n travail psychothérapeutique avec un jeune garçon présentant une psychose post-autistique constitue pour moi, plus de cinq ans après sa clôture, un repère important dans mon itinéraire professionnel. Elle m' permis, è travers une mobilisation affective d'ne grande intensité, d'ntrevoir des questions qui depuis n'nt pas cessé d'ffleurer dans ma pratique psychothérapeutique. J'ssaierai de les rendre sensibles ici è travers la relation et le commentaire de certainsmoments forts de mon cheminement avec cet enfant, par ailleurs beaucoup plus incertain, plus éprouvant, plus riche aussi, que ne le laisse percevoir la construction dans l'près-coup d'ne “histoire internel” du processus; peut-être la réduction qui résulte de cette mise en forme est-elle inhérente è une entreprise de ce type?
Une première question concerne l'vènement des conditions qui permettent le déploiement du cadre spatio-temporel nécessaire è tout traitement d'nspiration psychanalytique; elle est liée è l'écart qui peut exister, et qui è mon avis ne peut être envisagé comme une résistance, entre les représentations de l'space-temps du patient et du thérapeute. Marginal, sans être négligeable, pour les structures névrotiques, souvent méconnu pour les patients présentant une organisation limite de la personnalité, d'mportance considérable pour le traitement de la psychose, cet écart m'st apparu comme essentiel dans le tempsinitial de ce traitement où l'space psychothérapeutique inexistant doit être créé.
La seconde question concerne le travail de création de sens qui permet de supporter les phénomènes autistiques, de leur donner une place dans la relation thérapeutique, et par lè peutêtre de permettre leur transformation. Ce travail m' semblé se faire par le biais d'n processus de “synchronisation”, de “mise en phase” des modes de pensée du patient et du thérapeute : en l'ccurrence, résonner plutôt que raisonner.Cette mise en phase, plus ou moins laborieuse, dépend de plusieurs fac