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C'st une très judicieuse initiative que cette traduction française de l'uvrage des LAUFER publié en 1984 aux Yale University Press, New Haven et Londres.
En effet, depuis de nombreuses années, ces deux psychanalystes de la Société Britannique ont développé un très important travail théorique et clinique autour d'dolescents gravement perturbés. Les lecteurs francophones connaissent peu et mal les travaux de ces auteurs; depuis quelques années toutefois, à travers Colloques et Congrès (je pense par exemple au Ier Congrès International de psychiatrie de l'dolescence qui s'st tenu à Paris en 1985), nous les avons peu à peu découverts, à travers leurs spécificités et aussi certaines divergences de vue avec les acteurs francophones “spécialistes” de l'dolescence, tels par exemple Raymond Cahn, Philippe Jeammet, Evelyne Kestemberg en France ou François Ladame à Genève. Dans cette perspective, je vous renvoie à une précédente note de lecture (n° 9 de cette revue) sur “La psychiatrie de l'dolescence aujourd'ui. Quels adolescents soigner et comment?”, ouvrage publié en 1986 aux PUF, justement sous la direction de deux spécialistes du travail avec les adolescents, Fr. Ladame et Ph. Jeammet. J' avais souligné le grand intérêt de l'ntervention de M. Laufer “Comment imaginons-nous qu'n changement est possible dans le psychisme de l'dolescent et comment voyons-nous notre rôle de spécialiste, pour autant qu'l y en ait un, dans ce processus de changement?” Et “Qui devons-nous traiter?”. Il développait là sa notion de “cassure”, de “breakdown” dans le développement, à savoir un rejet inconscient du corps et le besoin de maintenir inconsciemment une image de soi comme victime ou quelqu'n qui est persécuté ou rendu impuissant par des forces à l'euvre à l'ntérieur de soi sur lesquelles aucun contrôle n'st possible. Suivaient des considérations tant théoriques que cliniques qui, en quelque sorte, nous faisaient découvrir des perspectives différentes de celles auxquelles nous étions plus