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Ces quelques notes sont rédigées dans “la foulée” du colloque et sont donc encore sous le coup de la satisfaction que m'ont procurée les orateurs et les différents intervenants, que je remercie vivement ici.
Ma gratitude ira surtout à Michèle Van Lysebeth, auteur du rapport introductif et qui a eu le mérite d'avoir levé, sans faiblesse et avec rigueur, ce que j'appellerais un fameux lièvre.
Quoi ! Nous étions tranquillement installés dans notre confort (même si nous répétions à satiété que c'était un métier impossible) de thérapeute calme, pondéré, neutre, miroir, sphynx silencieux attendant que la névrose de transfert se structure pour apporter quelques interprétations mutatives qui, si elles n'aboutissaient pas, pourraient toujours être portées au débit du patient.
Quoi ! Nous nous donnions bonne conscience, en réparant les blessures de ces pauvres patients, nous nous offrions comme bons parents substitutifs de ces parents défaillants réels.
Et l'on nous dit que nous ne sommes pas neutres et l'on nous dit que nous sommes des imposteurs.
Michèle Van Lysebeth nous amène à voir qu'il existe une relation réelle, impliquant émotionnellement dans le hic et nunc de la séance tout autant l'analyste que l'analysant et que cette relation possède une spécificité propre. Elle s'alimente à la relation sociale habituelle (qui régit dans une société donnée la bienséance de la rencontre) et à la relation transférentielle (conçue comme mésinterprétations d'une situation nouvelle en termes de décodage ancien), mais que tout en contenant ces dernières, elle comporte une part irréductible à ces deux-là.
La relation sociale, la relation transférentielle et la relation analytique constituent un tout complexe et M. Van Lysebeth nous montre, avec beaucoup de clarté, combien une telle complexité réclame d'être constamment tenue sur une ligne de crête (dans sa totalité et son ambiguïté) et combien elle est travaillée par des forces qui tentent soit de l'abâtardir en une relation banale, soit de