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Le thème du présent Colloque de notre Société (“La relation analytique”, Namur, février 90), et en particulier la dialectique relation transférentielle-relation analytique, m'a fait associer sur les liens entre “Répétition” et “Changement”.
En effet, au cours de ce Colloque, la notion de “Répétition” fut souvent évoquée, tantôt implicitement, parfois explicitement. Ainsi, M. Van Lysebeth-Ledent souligne bien la dimension répétitive du passé dans la relation transférentielle pour justement la différencier de la relation analytique qui, néanmoins, s'y alimente (son “terreau”, suggère-t-elle). Elle nous montre également comment, dans ce qu'elle appelle la première phase de la relation analytique, des interprétations transférentielles risquent de précipiter dans la répétition et d'occulter, voire d'empêcher le “nouveau” de la relation analytique d'advenir. Dans la deuxième phase, lorsqu'elle évoque l'attachement pathologique aux objets primaires et le conflit qui en résulte par rapport à l'attachement de la relation analytique, n'est-ce pas aussi du “risque répétitif” qu'il s'agit?
J. Innes Smith insiste beaucoup sur la flexibilité de la position de l'analyste, ce qui constitue évidemment une façon de dénoncer la rigidité stérilisante et le poids répétitif d'une neutralité mal comprise.
Quand N. Carels-Innes Smith développe la notion de cheminement vers l'altérité, elle nous montre bien comment le désir fusionnel d'être “Un” ou celui d'être “Unique” est défensif, répétitif, dirais-je, par rapport aux angoisses de séparation, oblitérant les fantasmes de scène primitive et de conception.
De son côté, s'appuyant sur Bion, N. Minazzio réaffirme que la répétition pure et simple est un leurre.
Tant les exposés que les discussions ont largement insisté sur le nouveau et l'inconnu de la relation analytique, c'est-à-dire justement sur ses caractéristiques “anti-répétitives”; je suggère d'ailleurs de parler d'un “Au delà de la répétition”. Mais la notion de répétition reste une notion