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Je me propose de communiquer les observations que j'ai accumulées dans certaines cures de femmes qui se caractérisaient, au départ, et ceci pour des raisons différentes, par une position de dépendance dans la relation de couple. Leur évolution personnelle, contrairement à ce que l'on peut remarquer dans d'autres traitements, au lieu de déboucher sur une relation plus riche et plus adulte avec leur partenaire, a donné lieu au contraire, à une détérioration du lien conjugal, et provoqué progressivement chez leur conjoint, à première vue banalement névrosé, la révélation, au sens photographique du terme, d'une pathologie sévère; celle-ci est toujours assortie d'une forme de violence, parfois larvée, souvent tout-à-fait manifeste, violence psychique mais pouvant aller jusqu'au passage à l'acte physique.
En me basant sur des illustrations cliniques, je brosserai un profil de chaque élément du couple dans ce qu'il a de représentatif dans ce type d'évolution. Je tenterai une explication de cet état de chose en opposant aux théories négatives de Freud une conception positive de la sexualité féminine, conception qui rallie actuellement un nombre croissant de psychanalystes. Je développerai que nous sommes encore souvent, comme Freud, culturellement piégés dans une représentation erronée de la différence des sexes et ce qu'une telle représentation vise à dénier. Malgré le féminisme et l'évolution des conceptions ou parfois à cause de certaines outrances même, de telles représentations sont toujours agissantes dans la société actuelle et si les femmes en sont souvent encore prisonnières, elles peuvent en avoir été complices avant d'en être victimes dans la relation avec leur partenaire.
Je suis consciente de faire partager essentiellement mon contre-transfert d'analyste femme, face à la souffrance parfois intolérable d'autres femmes entravées dans leur désir de développement. J'espère cependant communiquer que je suis aussi touchée par le côté dramatique du déterminisme qui cont