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Ce livre est la réédition d'un volume publié en 1975, actuellement épuisé. Son contenu reprend le “rapport” présenté au Congrès des Psychanalystes de Langues Romanes en avril 1973.
Ce travail, que j'avais beaucoup apprécié en son temps, garde toute son actualité pour qui s'intéresse, comme le rappelle l'auteur, à “ce qui fait courir” l'homme et le “pousse en avant, toujours en avant”.
Les problématiques narcissiques sollicitent aujourd'hui l'attention toute particulière des psychanalystes. Leur compréhension selon une approche que le lecteur, immergé dans des notions plus “modernes”, peut ressentir comme dépassée, s'avère, au contraire, riche de renouvellement conceptuel.
Comme tout travail destiné à un “rapport” d'un Congrès des Psychanalystes de Langues Romanes, l'ouvrage comprend une importante recherche sur le concept d'“idéal du Moi” à travers la littérature psychanalytique, document d'autant plus précieux qu'il est éclairé par le fil conducteur des hypothèses de J. Chasseguet et vitalisé par la présence permanente de la clinique.
Ces références bibliographiques ne représentent qu'une petite partie du livre. En articulation avec les réflexions antérieures de l'auteur (je pense à ses livres sur - et dans -la “sexualité féminine”), le lecteur redécouvre également les fondements des développements ultérieurs de J. Chasseguet. Ainsi des chapitres consacrés à l'idéal du Moi et la perversion; l'idéal du Moi, l'état amoureux et la génitalité; l'idéal du Moi et la sublimation dans le processus créateur (1).