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Le deuil - son travail, ses implications cliniques - est une notion d'actualité mais dont l'usage, parfois inflatoire, ne va pas sans ambiguïté. Freud, dans “Deuil et mélancolie”, élabore les conséquences de la perte réelle d'un objet; M. Klein utilise le terme de “deuil” en référence à la perte de l'objet premier, séparation d'avec la mère.
Nachin cerne clairement son propos : c'est de “maladie de deuil” qu'il entend parler, à savoir les conséquences pathologiques sur le psychisme humain de la perte réelle d'un être cher. Son ouvrage, comme il le dit, ne “s'applique parfaitement qu'au cas où un amour exceptionnel, trop tôt interrompu, unissait le futur patient et son objet d'amour perdu”, deuil d'amour subi dans l'enfance, l'adolescence ou même la vie d'adulte. L'auteur illustre son propos en rapportant, de son expérience de psychiatre consultant, de nombreux exemples cliniques qui mettent en