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A la mémoire de Jean Bourdon
“De la rigueur scientifique
… En cet Empire, l'Art de la Cartographie fut poussé à une telle Perfection que la Carte d'une seule Province occupait toute une Ville et la Carte de l'Empire toute une Province. Avec le temps, ces Cartes Démesurées cessèrent de donner satisfaction et les Collèges de Cartographes levèrent une Carte de l'Empire, qui avait le Format de l'Empire et qui coïncidait avec lui, point par point. Moins passionnées pour l'Etude de la Cartographie, les Générations Suivantes réfléchirent que cette Carte Dilatée était inutile et, non sans impiété, elles l'abandonnèrent à l'Inclémence du Soleil et des Hivers. Dans les Déserts de l'Ouest, subsistent des Ruines très abîmées de la Carte. Des Animaux et des Mendiants les habitent. Dans tout le Pays, il n'y a plus d'autre trace des Disciplines Géographiques”.
Ein Glanz auf der Nase ! C'est par cet exemple que Freud (1927, p. 133) introduit le fétichisme. “Je sais bien, dit le fétichiste, que les femmes n'ont pas de pénis, mais quand même”… et de brandir le fétiche par lequel il reconnaît etnie, tout à la fois, l'absence du pénis chez la femme. C'est ici le nez qui est le fétiche et le Glanz en est la condition. Mais celle-ci résulte d'un mauvais jeu de mots, d'une erreur de traduction. Pour ce patient élevé dans une nursery, ce qui était “a glance at” (un coup d'oeil sur) est devenu “ein Glanz auf” (un éclat, un brillant sur). Le symptôme est “mis en forme” du fait d'une confusion de langues.