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Les auteurs présentent une revue critique d'un ensemble de travaux psychanalytiques ayant trait à la constitution de l'appareil psychique, et plus particulièrement à la notion de contenant. Ceci concerne donc les fondements de l'identité. Ils construisent leur exposé en partant des conceptions d'Esther Bick sur la “peau psychique”.
Les écrits de M. Klein, D. Winnicott, W. Bion, D. Anzieu, F. Tustin, P. Aulagnier, G. Haag, pour ne nommer que les principaux auteurs cités, sont analysés et confrontés.
Nous voyons ainsi se dégager des convergences, malgré des langages différents, qui nous aident à nous représenter et à articuler les étapes de la constitution d'un contenant psychique, et d'un espace psychique qui se différencie et s'individualise progressivement.
Chaque étape, ou plutôt chaque position, est marquée par la prédominance de mécanismes particuliers d'identification et de protection contre les risques de désintégration.
Les auteurs décrivent ainsi la position autistique, la position symbiotique ou schizo-paranoïde, et la position dépressive, auxquelles correspondent la dominance de l'identification adhésive, projective ou introjective.
Ce travail considérable constitue une introduction très bien faite pour aborder les différents auteurs dont cet ouvrage résume la pensée. Rien qu'à ce titre, il constitue une référence et un outil de travail.
J'ai, d'autre part, été particulièrement intéressée par la façon dont sont mises en perspectives les données issues de la psycho-pathologie et celles que l'on peut considérer comme faisant partie d'un développement suffisamment bon.
Les auteurs proposent l'hypothèse séduisante que les mécanismes psychiques que nous observons dans les cas pathologiques ne sont pas la reproduction de phénomènes qui n'auraient comme seul défaut que leur anachronisme, mais qu'il s'agit plutôt d'une altération de leur fonctionnement par un excès de destructivité.
Cette distinction me paraît comparable à l'opinion d'auteurs comme Meltzer et Bion à propo