You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Il manquait un ouvrage qui, d'un point de vue psychanalytique, rassemble, complète et enrichisse nos réflexions au sujet de la très difficile question du paradoxe.
Dans ce livre, René ROUSSILLON, préoccupé de longue date par le domaine de la paradoxalité, a réussi, à mon sens, de manière remarquable, à combler cette lacune. Dans un mouvement à quatre temps, il nous invite à l'immersion dans ce domaine troublant, mais sans jamais nous y perdre, tant, avec lui, l'histoire répond bien à la clinique, la clinique à la théorie et la théorie à la pratique, chacune s'articulant à l'autre sans jamais s'en séparer ni se confondre.
C'est en ses origines et en ses limites, là où la réflexion ne peut éviter sa confrontation à l'infini et à l'absolu que se rencontre le “paradoxe”! L'on sait. que cet antique concept épistémologique désigne ce moment de vertige où la pensée, prise au piège de ses propres lois, peut soit s'y perdre dans une aliénation oscillante soit au contraire y trouver l'occasion d'une possible transmutation, aurore d'un nouvel élan maturationnel. Quoi de plus évident que la paradoxalité se rencontre aux limites de l'expérience psychanalytique en apparaissant comme l'axe du narcissisme et concernant précisément, ce qui la rend si difficile à aborder, la “clinique des troubles de la pensée”.
René ROUSSILLON a structuré son ouvrage en trois parties suivies d'une conclusion.
Dans la première partie, intitulée “THEORIE DU PARADOXE”, René ROUSSILLON, avant que d'aborder la question du paradoxe en psychanalyse (chap. 3 et 4), nous introduit d'abord (chap. 1 et 2) à la notion de celui-ci, depuis sa rencontre fascinante à l'aube de la pensée philosophique occidentale, jusqu'à son explosive réémergence au coeur de la science et de l'épistémologie contemporaine. Il transparaît, que ce soit en fondement ou