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Dans la présentation de cette revue, dont nous saluons avec plaisir une naissance longtemps attendue, les directeurs s'expliquent sur leur intention.
Il s'agit, dans leur esprit, de favoriser un lieu d'échanges, de confrontations et de recherches autour d'une psychosomatiques qui prend pour référence permanente la psychanalyse et se propose le développement des théories et des pratiques du traitement psychothérapique des personnalités à risque somatique; elle s'inscrit ainsi d'emblée dans une lignée psychanalytique stricte, issue des travaux de l'IPSO autour de P. MARTY, M. FAIN, L. KREISLER… et les autres.
A ne pas confondre avec la revue de Psychotomatique dirigée par M. SAPIR dont le premier numéro date de 1985 et qui traite de thèmes généraux dans une optique socio-psychologique beaucoup plus large.
Nous nous situons ici dans une perspective volontairement plus restreinte, issue “de l'Ecole Psychosomatique de Paris” dont les thèses sont d'ailleurs exposées par P. MARTY sans un “Que sais-je” récent : “La psychosomatique de l'adulte” qui me semble d'une lecture préliminaire à la fois agréable et utile pour tout abord de la plupart des articles repris dans la revue.
Dans un travail introductif, P. MARTY expose à nouveau sa conception actuelle de la genèse des maladies graves et les “critères de gravité en psychosomatique”; il souligne très clairement le point de vue économique, organodynamique et évolutioniste dans son essence, qui marque toute sa pensée depuis la mise en évidence de la pensée opératoire et la dépression essentielle pour aboutir aux notions plus actuelles de désorganisations limites et de désorganisations progressives qui signent en clinique l'opposition entre maladies réversibles et maladies graves.
Pour ceux que cela serait susceptible d'intéresser, il rappelle les rubriques de la classification MARTY-IPSO qui permettent, selon lui, de codifier ces critères de gravité en fonction de structures de personnalité, d'habitudes habituelles du sujet et de