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Wer die Vergangenheit nicht ehrt verliet die Zukunft.
Wer seine Wurzein vernichtet kann nicht wachsen.
If we do not honour our past we lose our future.
If we destroy our roots, we cannot grow.
Hundertwasser
Vienne, 1992.
Vienne 1882. Cette date marque un tournant décisif dans l'orientation de Freud. Il travaillait depuis six ans à l'Institut de Physiologie dirigé par le Professeur Ernst Brü cke. Savant de grande envergure, homme remarquable, Freud le reconnaissait comme “la plus haute autorité qu'il eut jamais rencontrée”
Cette année-là, sur les conseils de Brü cke, Freud quitte l'Institut pour se diriger vers la clinique. De ce moment capital, il écrit en 1925 : “Un tournant intervint en 1882 lorsque mon professeur vénéré par dessus tout infléchit la légèreté magnanime de mon père, en m'exhortant de façon pressante, eu égard à ma mauvaise situation financière, à abandonner la carrière théorique. Je suivis son conseil, quittai le laboratoire de physiologie et entrai comme aspirant à l'hôpital général”
En septembre 1882, Freud entre en contact avec J. Breuer, qu'il a rencontré à l'Institut de Physiologie, et s'intéresse au traitement cathartique que celui-ci a commencé en 1880 avec Anna O. Quelques mois plus tard, Freud entre dans le service de psychiatrie de Meynert. A partir de là, quelque chose commence à se mettre en place. La passion de la recherche qui anime Freud prend un autre cap. En octobre 1985, Freud part à Paris. Fortement impressionné par les investigations de Charcot sur l'hystérie, il acquiert la conviction de l'authenticité et de la régularité des phénomènes hystériques.
Quand Freud revient à Vienne en 1886, il s'installe comme médecin spécialiste des maladies nerveuses et retrouve J. Breuer qui a continué ses recherches. Le décor est en place, le rideau peut s'ouvrir sur la découverte de la psychanalyse : en 1888, Freud écrit son premier article prépsychanalytique “Le cerveau”, qui paraît dans le Dictionnaire médical “Le Villaret” C'est le début d'un travail