You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
En 1959, Michel JOUVET fait une découverte majeure dans l'étude physiologique du système nerveux central. En plaçant plusieurs électrodes dans le cerveau d'un chat, il décrit une activité électrique très particulière qui survient pendant que l'animal est endormi, et qu'il va appeler sommeil paradoxal.
Il s'agit de la dernière pièce d'un puzzle sur lequel travaillaient plusieurs laboratoires.
En quoi consiste exactement cette découverte. JOUVET peut montrer de manière particulièrement claire que le cerveau passe par trois états totalement différents sur le plan de son activité:
L'état vigile: l'animal est éveillé, réagit aux stimulus de l'environnement, se comporte d'une manière habituelle; son électroencéphalogramme montre une activité de rythmes rapides, désynchronisés, strictement contemporains de cet état d'éveil.
L'état de sommeil lent: l'animal s'endort, ne réagit plus aux stimutus, ne bouge plus, bien qu'il garde un tonus musculaire normal: son électroencéphalogramme montre progressivement l'apparition d'ondes lentes, de grande amplitude, synchrones, et d'autant plus lentes que le sommeil est profond. La dépense énergétique diminue.
L'état de sommeil paradoxal : l'animal est toujours endormi, ne réagit à aucun stimulus, mais, curieusement, son activité cérébrale est comparable à celle d'un animal éveillé (rythmes rapides désynchronisés) alors qu'il est profondément endormi car son tonus musculaire est complètement aboli (à l'exception de mouvements oculaires de grande amplitude) et que le seuil d'éveil est particulièrement élevé.
La description de ce sommeil paradoxal:
activité électrique corticale d'éveil,