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Nous connaissons tous les travaux de Maurice Berger sur le travail avec les familles: “entretiens familiaux et champ transitionnel” et “pratique des entretiens familiaux” parus aux PUF il y a quelques années. Je renvoie le lecteur à la note de lecture de Danielle Flagey parue dans le n° 11 de cette même revue.
L'ouvrage actuel nous montre certains aspects de Maurice Berger clinicien, par rapport à des troubles psychopathologiques et familiaux des plus problématiques. Ses réflexions portent donc essentiellement sur les difficultés à penser la séparation parent-enfant mais aussi aux conséquences des séparations trop tardives. Il est très clair d'entrée de jeu que Maurice Berger à travers son cheminement personnel pose et la limite des entretiens familiaux et les grandes perplexités des cliniciens “tout venant” par rapport à des tableaux cliniques très pathologiques.
Le premier chapitre est consacré au cheminement personnel de Maurice Berger à l'égard notamment des entretiens familiaux et des difficultés à penser la séparation parent-enfant; il pose aussi la question de la gestion des situations de séparations.
Dans le deuxième chapitre, à travers l'analyse de trois situations judiciaires assez catastrophiques l'auteur dénonce l'évitement de la séparation parents-enfant par les différents intervenants dans la sphère aux limites de la psychopathologie du social et de la justice.
Dans le chapitre suivant Maurice Berger pose clairement la question centrale: “Pourquoi est-il si difficile de penser la séparation?”. Il tente d'y répondre à travers plusieurs pistes de réflexion; j'ai surtout retenu toute la question de l'déologie du lien. Un lien n'existe pas en soi explique-t-il mais l'idéologie du lien existe néanmoins chaque fois qu'un intervenant peut