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Nous avons lu Freud en tentant de suivre au plus près le cheminement de sa pensée nourrie de l'oscillation constante entre les phénomènes étudiés et les outils méthodologiques qui les traitent. Cela nous a entraîné à l'étude d'une genèse des concepts psychanalytiques freudiens.
B. Delahaye et M.F. Dispaux ont montré dans les numéros précédents de la R.B.P. comment s'étaient construits, articulés et transformés les divers modèles qui conceptualisent le fonctionnement psychique. Ils témoignent de l'évolution du champ psychanalytique tel que Freud le créa et l'étendit tout au long de sa vie.
Voici maintenant le troisième volet de cette lecture : la théorie des névroses.
C'est au point de rencontre de la pensée psycho-physiologique allemande et de l'observation clinique des hystériques de Charcot que s'origine la théorie des névroses.
Freud s'est formé à la recherche biologique dans les laboratoires de Brucke. Poussé par la nécessité, il s'oriente vers la neuropathologie dans le service de Meynert jusqu'en 1886.
Profondément imprégné de l'enseignement de ses maîtres, il arrive à Paris le 13 octobre 1885 pour suivre l'enseignement de Charcot qui l'impressionne énormément.
Il fait le commentaire suivant dans la “Préface à la traduction des leçons du mardi de Charcot” qu'il publie en 1892 :